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L'immensité de l'Univers se trouve dans nos cœurs, nos prières… Les Anges les prennent dans leurs ailes, les mènent à Dieu, en offrant sur l'Autel d'Or JESUS et MARIE qui sont devant le Trône du PERE ETERNEL avec le parfum de nos prières. Et si notre prière est pure et acceptable devant Dieu, le Seigneur envoi tout de suite un ange pour la prendre dans son encensoir et la faire monter comme l'odeur d'encens vers LUI…


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 MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -

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Ange Gabriel-Dan
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MessageSujet: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 19:48





Mgr VACHERE



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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 19:59

MONSEIGNEUR VACHERE A ETE EXCOMMUNIE PAR L'EGLISE DE ROME



CALVAIRE DE MIREBEAU





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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 20:01



Tableau du Sacré Cœur (1911 à 1913)



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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 20:02



MIRACLE De L'HOSTIE

« Sainte Hostie Ensanglantée. Consacrée en mai 1913 par Mgr Vachère. Elle a échappé à la confiscation épiscopale. Est cachée en lieu sûr, en parfait état de conservation. »







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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 20:06



et cela est toujours d'actualité...


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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 20:11



Mgr VACHERE








TEMOIGNAGES HISTORIQUES : MONSEIGNEUR VACHERE de MIREBEAU en POITOU‎

‎Un ouvrage de 312 pages, format 150 x 215 mm, illustré de documents anciens, broché couverture couleurs, publié en 1994, Association Les Amis du Calvaire de Mirebeau - Editions Résiac, bon état‎

‎Concerne la vie de Monseigneur Vachère, un prêtre "excommunié"‎

Référence libraire : LFA01a81


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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 20:13



SA TOMBE




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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 20:13





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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 20:28







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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 20:37

SUR UN SITE, IL EST DIT CECI :

La tentation d’y croire, les raisons d’en douter

Abbé Vachère

Avant de plonger dans cette histoire, m’exposer aux critiques, braver les interdits, heurter les braves gens, nourrir de faux espoirs, avant de me laisser envahir par la tentation d’y croire et les raisons d’en douter, avant de vous embarquer avec moi dans ce passé si proche, tout chaud encore, presque brûlant… Je souhaite vous faire partager la règle que j’assigne à ce récit : les faits sont sacrés -seraient-ils centenaires- les commentaires sont libres. Ne vous pressez pas de choisir votre camp. Vous aurez tout le temps de forger votre opinion au long des chapitres et je vous inviterai, à la fin de ce récit, à en tirer vous-mêmes les conclusions par un « vote » simple, anonyme mais responsable.

L’histoire de l’abbé Vachère s’est déroulée à Mirebeau, il y a tout juste un siècle. Elle enthousiasma les esprits, enflamma les passions puis divisa la population, bien au de-là de notre village.

Maintes fois décrite par ma mère, j’ai en mémoire l’image de mon grand-père maternel, Jean Manceau, alors propriétaire de l’Hôtel du Lion d’Or, situé à côté de l’église, à l’emplacement actuel du parking et de l’ensemble des bâtiments Proxi, attelant son cheval noir, Coco, à son cabriolet d’osier et descendant, chaque matin, à la gare, accueillir les pèlerins du Sacré-Cœur de Mirebeau… Au cours de la journée, d’autres touristes arrivaient qu’une employée accompagnait jusqu’à la maison de l’Abbé. Mirebeau devenait lieu de pèlerinage et bien des Mirebalais nourrissaient secrètement l’espoir d’un essor aussi grand que celui de Lourdes.

Parmi les recherches que j’ai effectuées et dont je citerai naturellement les sources, je signale un blog créé en 2006 qui proposait ces lignes implacables : « Malgré l’évidence d’une habille supercherie, il se trouve encore des « spécialistes » pour défendre le caractère surnaturel des prodiges sanglants du Sacré-Cœur de Mirebeau-en-Poitou. Le protagoniste en était un prêtre qui mourut excommunié. La publication d’une partie de sa correspondance confirme s’il en était besoin, le caractère frauduleux des faits, en éclairant d’un jour nouveau la personnalité de l’inquiétant abbé Vachère de Grateloup ». Aujourd’hui, retiré de la toile, ce texte d’un flagrant parti pris, était seulement signé  d’un prénom…

Ce réquisitoire confirme la condamnation de Vachère et, avec lui, de quiconque oserait entreprendre une relecture de l’affaire. Nous voilà donc prévenus… L’auteur y recourt à la plus vile des méthodologies : le négationnisme dont il nous assène, en quelques lignes, une brillante (?) démonstration, s’appuyant sur de faux raisonnements, inventant de fausses preuves et ignorant les faits réels. Je m’en voudrais d’infliger à mes lecteurs une exégèse détaillée d’un procédé si détestable  mais demandons-nous comment une supercherie peut être habile et évidente à la fois ? Comment les spécialistes  qui mettront leur bonne fois à l’épreuve de ces faits peuvent être condamnés a priori ? Comment la révélation d’une correspondance qui n’a jamais existé peut confirmer une fraude qui n’a jamais été argumentée par le moindre début de preuve ?

Ce réquisitoire anonyme, constaté et scanné, illustre le climat dans lequel l’histoire s’est déroulée et traduit bien l'atmosphère qui en émane encore. Retiré de la toile, il aura sûrement été censuré par un esprit plus sensible au ridicule ou plus soucieux de vérité.

Pour mémoire, je passerai sur les incohérences auxquelles je me suis heurté et dont les seules justifications sont d’avoir permis, à l’époque, la vente de journaux mal écrits, propageant une image négative de la population locale : jalouse, ignorante, bête et méchante…

Nous nous insurgerons en constatant la facilité avec laquelle on aurait pu élucider cette affaire. Le liquide qui suinte de l’image du Sacré-Cœur est-il du sang humain ? Y-a-t-il derrière l’image un système de réservoir, de tuyaux de pompe… un truc ? Pour ne pas avoir à y répondre, ou par crainte de la réponse que l’on aurait obtenue, l’évêché –responsable de l’enquête- ne s’est même pas posé la question, condamnant à priori, générant doutes, malaises et conflits. Un simple constat de gendarme, une analyse de pharmacien, un article de presse et l’affaire de l’Abbé Vachère aurait fait pschitt… ou pas !

Autant de bonnes raisons pour nous, de douter. Ne dit-on pas qu’à trop vouloir combattre, on glorifie ? Gardons-nous de ces extrêmes.


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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 20:39





 Le journaliste qui, le premier, accola le nom de « Mirebeau » à « passé tumultueux », mérite bien une reconnaissance professionnelle car la formule depuis, a fait florès, plagiée sans vergogne par tous ceux qui écrivirent sur Mirebeau, le Calvaire ou l’Abbé Vachère… Ceux que j’ai pillés moi-même s’appellent Lucien Racinoux du Picton, Laurent Mergault du Patrimoine, R. Bombenger auteur du Sacré–Cœur de Mirebeau, Gérard Simmat historien du Poitou, La Nouvelle République, Centre-Presse et les interviews que ces quotidiens ont réalisés, ainsi que les « témoignages » que j’ai collectés et jugés dignes de figurer ici.

Lorsque l’affaire survint, peu avant la Grande Guerre, la vieille capitale du « Pays Mirebalais » rayonnait déjà sur la région, grâce aux miraculeuses facéties de l’admirable Vierge de Saint André, bois polychrome du XII ème, exposée et vénérée aujourd’hui dans le chœur de l’église Notre-Dame… Durant les guerres de religion, c’est aux braiements d’un troupeau d’ânes que la cité dut sa survie et sa renommée… L’agitation cette fois vint d’un prêtre retraité dont on ne sait encore s’il fut inspiré par le bon Dieu ou par le diable… L’affaire de l’Abbé Vachère, dite plus tard : affaire du Calvaire, ne laisse personne indifférent. Évoquée, aujourd’hui encore, dans une banale conversation de bistrot, elle suscite immédiatement curiosité ou antagonisme.

SON HISTOIRE

Nous sommes en 1910. Clovis-Césaire-Argence Vachère de Grateloup, 57 ans, prêtre de son état, arrive à Mirebeau. Né à Lencloître le 13 août 1853, il a commencé sa carrière comme vicaire à Saint-Savin, au sud de la Vienne. Deux passions occupent ses loisirs : préparer les jeunes à la vocation sacerdotale et broder des ornements d’église, ce qu’il fait avec un réel talent d’artiste comme en attestent les amis auxquels il montrera ses œuvres. Puis il devient prêtre libre, c’est-à-dire dégagé de tout ministère paroissial fixe et s’emploie comme précepteur dans plusieurs grandes familles de France et Belgique. A Mirebeau, où il y a déjà un curé-doyen assisté d’un vicaire à Notre-Dame et un desservant à Saint-André, il n’envisage qu’une retraite paisible, dans une maison qu’il vient d’hériter, près du chemin de fer, à l’angle de la route de la gare et de la rue de l’usine électrique… Mirebeau est en effet l’un des premiers villages de France doté d’un réseau de distribution d’électricité, chacun des six cents abonnés disposant d’une puissance de 16 watts, dès la tombée du jour.

Le nouvel arrivant ne passe pas inaperçu. Bel homme, distingué, il mesure près de deux mètres. Il a les yeux bleus et le regard pénétrant, une voix de stentor et une allure soignée. Toujours élégant, il porte de magnifiques chasubles brodées par ses soins et coiffe son impeccable calvitie d’un chapeau noir ou d’une calotte violette. On l’appelle Monseigneur. Très cultivé, il pratique couramment le latin, le grec et la plupart des langues européennes. Ses ennemis retiendront plus tard qu’il aurait aussi travaillé comme précepteur en Autriche, « chez l’ennemi », ce qui permettra d’échafauder de nouvelles charges contre lui… En attendant, il suscite intérêt et respect.

Les Mirebalais sont d’autant plus impressionnés que notre homme arrive de Rome où il occupait, près de Sa Sainteté Pie X, la charge de Vicaire Général et Secrétaire de la Curie romaine. Affecté dans la ville éternelle en 1905, il y a résidé durant trois ans, pratiquement sans interruptions, se consacrant notamment à défendre la cause de N.-D. de Tilly-sur-Seulles. Dans cette petite bourgade du Calvados, il y a neuf ans, de 1896 à 1899, Marie Martel, jeune élève d’une école religieuse et ses camarades, ont assisté publiquement à des apparitions répétées de la Sainte Vierge. L’Évêque de Bayeux, Mgr Amette, chargé de l’instruction, s’oppose farouchement à la reconnaissance officielle de ces manifestations, comme il s’est déjà opposé, en 1846, à la reconnaissance des apparitions de Notre-Dame de la Salette, (près de Grenoble). Compensant l’échec essuyé par le prélat à La Salette, l’Eglise cette fois lui donne raison et, en dépit du nombre important de témoins, classe sans suite le dossier Tilly… Une chance pour les croyants qu’Amette n’ait pas instruit le dossier de Lourdes.

VOIR : http://notreperenotremere.forumactif.org/t11-tilly-sur-seulles-en-normandie-lie-a-pontmain

NOTRE DAME DE TILLY/SEULLES










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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 20:46



ST PIE X

Couronné en 1903, Pie X apprend l’affaire de Tilly début 1905, de la bouche de l’Abbé Vachère qui la lui rapporte par hasard. Intrigué, le Souverain Pontife demande alors à l’Abbé de procéder à une nouvelle instruction, et de mener l’enquête lui-même. Vachère part donc en Normandie, procéder aux investigations souhaitées par le Pape.(photo Saint Pie X)

Il remet ses conclusions définitives au Vatican en décembre 1905. Lors d’une précédente audience privée, datée du 17 septembre de la même année, Pie X avait marqué sa reconnaissance à l’Abbé en lui accordant le privilège dit de « la chapelle domestique » ou droit de posséder sa propre chapelle à son domicile. Plus tard, Sa Sainteté lui accordera encore le droit d’ériger un Chemin de Croix, la Sainte Réserve et l’Autel Grégorien…

—« J’ai lu et relu votre mémoire, lui écrit le Pape. Tilly est à l’étude au Saint-Office… Je vous bénis, vous, vos œuvres, votre famille, l’Évêque du diocèse auquel vous appartenez, la jeune fille de Tilly, et tout ceux qui, avec vous, demandent la solution de cette Cause. Je demande à Dieu de faire éclater la Vérité » !

Le temps passant sans qu’il ne reçoive d’autres nouvelles, l’Abbé relance l’administration pontificale en s’adressant au Cardinal Serafino Vannuteli, tout puissant secrétaire du Saint-Office.

—« Oh ! Vous savez, lui répond Vannuteli, le pauvre Pape est bien trop fatigué pour que nous le tenions au courant de toutes les affaires de la Sainte Eglise ». affraid  Comme Vachère paraît surpris, le cardinal ajoute: — « Eh oui ! Nous faisons en sorte qu’il ignore bien des choses pénibles et ennuyeuses »…  affraid 

Vachère comprend que c’est la fin de Tilly et que la mission dont Pie X l’avait chargée, a désormais peu de chance d’aboutir. Le dossier restera en effet au rayon des affaires classées où l’avait déjà relégué Mgr Amette. Les apparitions de Tilly ne seront jamais reconnues par Rome. Sad  Sad  Sad 

Plus tard, ses détracteurs prétendront que l’Abbé a usurpé le titre de Monseigneur pour impressionner les petites gens de Mirebeau. On remarque en effet que la sentence rendue contre lui par le Saint Office en 1913, ne mentionne que « le prêtre Césaire Vachère » et on ne peut mettre en doute la rédaction de la sentence du Saint-Office.

Cependant, il ne fait pas davantage de doute que Sa Sainteté appréciait la compagnie de l’Abbé auquel il a accordé plusieurs visites privées, l’honorant souvent de privilèges particuliers. Ainsi, c’est avec son assentiment, qu’en 1908 à Rome, Mgr Giacci nomma Vachère : Chanoine et Vicaire Général honoris causa du diocèse de Pescina (ou des Marses) qui dépend directement de Sa Sainteté. Ipso facto, le récipiendaire obtient le droit de porter le titre et les marques distinctives d’un « Monseigneur ». Sa signature officielle est désormais suivie des initiales C.V.G. (Chanoine Vicaire Général).

Tenu en haute estime par les plus grands dignitaires du Vatican, et selon le rapport circonstancié qu’en dresse Bombenger, Vachère a même failli monter sur le siège épiscopal d’un diocèse du nord de la France, mais la Providence en décida autrement.

Pourquoi le Saint-Office qui n’ignorait pas les privilèges accordés à Vachère par Pie X, le désigne-t-il comme simple abbé ? L’explication réside dans le fait que l’Église, lorsqu’elle est amenée à sanctionner un de ses membres, choisit de le désigner par son identité minima afin de ne pas entacher les grades ou titres honorifiques qu’il portait avant sa condamnation. Une attitude semblable est adoptée par l’armée qui oblige un officier ou un sous-officier, à laisser ses galons à l’extérieur d’une cellule d’arrêt de rigueur… silent 

 En attendant de déchaîner la jalousie et la haine que quelques uns nourriront à son égard, Vachère jouit à Mirebeau d’une estime générale. Une franche entente règne aussi entre cet homme de caractère et le clergé local.

Nous le trouvons, par exemple, le 20 août 1911, célébrant la messe au pèlerinage de Sainte-Radegonde, à Marconnay, entouré d’une dizaine de prêtres de la région. Hélas, pour corser la fête, le comte de Talhouët a pris l’initiative d’inviter Gilbert Landry, jeune et célèbre aviateur acrobate mirebalais, à venir s’exhiber dans les airs pendant la messe. A défaut d’élever leurs âmes, les milliers de fidèles présents levèrent surtout les yeux, ne suivant l’office divin qu’avec fort peu d’attention, ce que déplore « La Semaine Religieuse du Diocèse », grâce à laquelle nous revivons cette anecdote.


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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 20:52


Mgr Louis Humbretch, évêque de Poitiers

Après avoir emménagé dans sa nouvelle demeure, l’Abbé y fait construire, en prolongement du bâtiment existant, une chapelle rectangulaire, de cinq mètres sur deux mètres cinquante. Seulement accessible par l’intérieur de la maison, la nouvelle pièce n’a aucune ouverture sur la voie publique. Chaque jour, il y célèbre la messe, entouré de quelques fidèles et assisté d’un enfant de chœur. C’est le 8 septembre 1911 que, pour la première fois se produisent les faits surnaturels qui marquent le début de cette étrange affaire.

Sur une gravure du Sacré-Cœur, accrochée au mur, perlent soudain des gouttes de sang qui s’épanchent du front, des mains et du cœur du Christ. La première effusion se produit à 6 heures du matin, devant trois personnes. La seconde à 15 heures, en présence de cinq autres fidèles, dont le curé de la paroisse Notre-Dame et un séminariste.

Troublé, l’Abbé demande aux témoins de ne rien divulguer avant qu’il n’ait informé l’Évêque mais bouleversés par ce qu’ils viennent de voir, le curé et le séminariste ne peuvent s’empêcher de colporter la nouvelle et la foule accourt bientôt de partout.

Dès le 11 septembre 1911, et bien qu’il sache que son nouvel évêque, Mgr Humbretch, n’est pas encore arrivé à Poitiers, l’Abbé tient à se mettre en règle avec ses supérieurs. Il adresse donc à l’Évêché un rapport circonstancié des faits survenus le 8 et le fait remettre aux deux vicaires capitulaires qui assurent l’intérim, Lépine et Vareilles de Sommières.

Malheureusement, ces deux secrétaires nourrissent à son égard une haine tenace et « le miracle » de Mirebeau leur apparait immédiatement comme une occasion de régler leur compte avec lui. Il y a quelques années, en effet, Vachère a pris ouvertement la défense d’un vieux curé que les deux complices accusaient injustement. Leur mépris est tel que ces messieurs ne se donnent même pas la peine d’accuser réception de la correspondance… affraid 

De jour en jour cependant, le visage du Christ prend une expression de tristesse et de souffrance qui frappe les visiteurs. Le portrait s’amaigrit au point de ressembler à celui d’un phtisique. L’Abbé fait prendre vingt-trois photographies qui montrent bien ces troublantes transformations, les différentes coulées de sang et l’évolution du visage du Christ.

Comme on l’imagine, une multitude de gens s’intéressent au phénomène. Aux badauds dont le nombre croit chaque jour, s’ajoutent des savants de disciplines variées, médecins, agrégés en sciences humaines et philosophie, artistes. Tous observent les faits, examinent l’image et confirment à l’unisson qu’aucun subterfuge ne peut expliquer ces suintements. Des pharmaciens et médecins légistes procèdent à des analyses, aussi précises que le permet l’époque, et concluent, sans équivoque, qu’il s’agit bien de sang humain.

Parmi les experts qui ont pratiqué ces examens, je retiens entre autres, les médecins Maurice, Leblanc et Charbonneau, pharmaciens de première classe et analystes spécialisés, tous trois domiciliés à Richelieu, en Indre et Loire, le docteur Hamel du Mans, ainsi que le Dr Alessio Nazari, professeur d’histologie-pathologie à l’Université de Rome, qui a procédé à un examen spectroscopique du sang … D’autres analyses ont été réalisées à l’Université d’Oxford et à Sarrebruck, par le docteur Deibel, expert-légiste… Mais c’est surtout dans le fait que le sang n’ait pas rongé à la longue le papier de l’Image, ni les Hosties, que le professeur Nazari voit le plus grand prodige.

Des observateurs notèrent à l’époque que les coulées de sang les plus importantes s’étaient produites le jour des manifestations, à Rome, de la franc-maçonnerie contre le Pape.

Le 11 octobre 1911, l’Archevêque de Tours, Mgr Renou, intrigué autant qu’agacé, par les récits que lui rapportent quotidiennement des centaines de fidèles sur les phénomènes de Mirebeau et quasiment convaincu qu’il n’aura aucun mal à en démontrer la supercherie, décide de se rendre sur place. Afin de ne rien laisser au hasard, il se fait accompagner de son Vicaire Général, Mgr Raimbaud, du doyen de Richelieu et d’un médecin, le docteur Maurice déjà cité. Tous quatre assistent aux saignements, inspectent les lieux et manipulent l’image autant qu’ils le souhaitent. Le médecin pousse même la suspicion jusqu’à prélever de la joue gauche du Christ une large plaque de sang qu’il analyse plusieurs fois. Tout doute dissipé de son esprit, l’Archevêque tombe à genoux, déclarant :

– « Cette manifestation douloureuse est vraiment le commencement du culte du Sacré-Cœur ».  

S’adressant à Vachère, il le presse d’informer au plus vite le nouvel évêque de Poitiers, Mgr Humbretch qui va bientôt prendre possession de son siège.

« Il y a un mois que je l’ai prévenu, lui répond Vachère pour le rassurer. Je n’ai malheureusement pas reçu de réponse au rapport que j’ai adressé ».

Ce n’est que le 18 octobre 1911, une semaine après la visite à Mirebeau de Mgr Renou, que l’Abbé reçoit du Vicaire général Vareilles un accusé réception de sa lettre du 11 septembre. Dans l’intervalle ces messieurs ont eu largement le temps d’informer l’Évêque sur les évènements de Mirebeau. Aussi, à l’accusé réception du Vicaire général, est joint un arrêté de Mgr Humbretch, daté du 17 octobre 1911, par lequel l’Evêque ordonne à l’Abbé de porter l’Image du Sacré-Cœur au Grand Séminaire de Poitiers où « elle sera examinée et mise sous scellés ».

En réalité, cet examen au Séminaire n’eut jamais lieu. Sad  Sad  Sad 

L’Abbé obéit immédiatement à  cet ordre mais avant de se séparer de la chère Image, il en fait faire « une copie » par un photographe. Le 21 octobre 1911, Mgr Humbretch écrit à l’Abbé pour le féliciter de sa prompte obéissance.

Outre les saignements observés sur l’image, du sang coula aussi d’hosties consacrées.   Like a Star @ heaven  Like a Star @ heaven  Like a Star @ heaven 

Ce phénomène apparut le 16 octobre 1911, puis les 17,18 et 23 du même mois. Il se produisit à dix-huit reprises, jusqu’au 18 février 1914. De la dernière Hostie, conservée sur l’autel, du sang coula vingt-trois fois. Il en tomba jusque sur le marchepied de l’autel où le Saint Sacrifice n’était plus célébré. Le 20 février 1914, Mgr Baumgarten de Rome (18, Piazza Rusticucci) qui avait fait le déplacement pour assister à ces manifestations, rédigea un constat des faits. Il semble bien qu’il n’y eut plus de « manifestation eucharistique » après le 18 février 1914. Durant ces années, des témoins affirmèrent qu’ils voyaient les lèvres du Christ remuer comme s’il leur parlait. Certains prétendirent que le Christ leur annonçait des évènements étranges, comme la guerre, des massacres de prêtres et d’autres prédictions qui « se sont réalisées à la lettre », écrit R. Bombenger.



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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 21:02




.Le 15 novembre 1911, Mgr Humbretch prend ses fonctions à Poitiers. Il convoque immédiatement l’Abbé Vachère auquel il a déjà adressé –depuis Besançon- une note lui demandant de porter « l’image miraculeuse » au directeur du Grand Séminaire de Poitiers « pour examen ». Notons, à ce propos, qu’on ne trouve aucune trace officielle de ce dépôt et de cet examen au Grand Séminaire… Obéissant à la convocation de son supérieur, l’Abbé se rend à l’évêché le 22. A peine est-il entré que l’Évêque l’apostrophe :

« Mon bon ami, votre affaire n’est qu’une supercherie ! C’est de la peinture ! J’ai là deux poils de pinceau, découverts au microscope ».  Sad 

Vachère proteste, proposant à son Évêque plus de deux cents attestations de témoins et un grand nombre de photographies.

Humbretch refuse de voir ces preuves :

– « Tout cela, n’est que connivence ! » affirme-t-il. En même temps, il rend une première ordonnance sommant l’Abbé de cacher désormais le tableau.

Vexé, celui-ci obéit néanmoins et accroche le Sacré-Cœur dans une chambre d’amis où… il continue de saigner et de prodiguer ses paroles. Lors d’une audience privée qu’il obtiendra du Pape, fin 1912, l’Évêque réussira à persuader Pie X que « l’artiste  Vachère a exécuté lui-même, au pinceau, les belles images sanglantes de Mirebeau ». What a Face 

Trois semaines après son entrevue avec l’Abbé, le 15 décembre 1911, l’évêché renvoie l’Image à Mirebeau et quelques jours plus tard, au grand étonnement des fidèles, il fait lire une ordonnance dans les chaires du diocèse, condamnant, sans appel, « les soi-disant faits miraculeux de Mirebeau ». Une seconde ordonnance, encore plus sévère, sera lue le 5 octobre 1912, dans laquelle l’Évêque traitera l’Abbé de « faussaire et escroc ». Sad 

Dès qu’il récupère son précieux tableau, Vachère en fait prendre une photo et range l’original dans une chambre de sa maison. Comparée aux photos prises avant que l’image soit réquisitionnée par l’évêché, il saute aux yeux que celle-ci a subi des retouches ou qu’elle a saigné aussi à Poitiers.

Le 27 mai 1912, une nouvelle « manifestation eucharistique » -c’est-à dire le saignement d’hosties consacrées- a lieu à Mirebeau, dans la petite chapelle de l’Abbé, en présence de divers témoins, dont deux prêtres. Les suintements durent pratiquement toute la journée. Ce fait nouveau et le retentissement qu’il provoque chez les fidèles, décide l’Abbé à porter un dossier à Rome, avec un rapport détaillé des faits, les expertises établies, les analyses, les attestations et déclarations sous serment, les photographies et le verbatim des « paroles » dictées par le Christ à l’Abbé –dont l’ordre de construire un calvaire et un chemin de croix de quatorze stations, comme le Pape lui en a donné le privilège.

Établi en plusieurs exemplaires, ce dossier est remis le 19 juin 1912 au Saint-Office entre les mains de Mgr Serafini, à son Éminence, Mgr Rampolla, au R.P. Lepidi -Maître du Sacré Palais Apostolique- et à L’Éminence Vives y Tito… On en demanda même un exemplaire supplémentaire à l’Abbé pour l’entourage de la Reine mère. « Tout le monde fut ému jusqu’aux larmes en voyant les phographies » rapporte une gazette de l’époque.

Le pape est naturellement tenu au courant de ces évènements. Il reçoit d’ailleurs, en mains propres, un long rapport que Mgr Baumgarten a rédigé à la demande du cardinal Ferrata (alors Secrétaire du Saint-Office).

En 1913, le 17 mars, l’abbé Vareilles de Sommières (secrétaire épiscopal à l’Evéché de Poitiers) se rend à Mirebeau et demande qu’on lui remette les Saintes Hosties et l’image du Sacré-Cœur, afin, dit-il, de « les envoyer à Rome où on les réclame ». En fait, les précieuses pièces ne quitteront plus Poitiers où elles sont encore à l’heure actuelle (1939), affirme R. Bombenger dans Le Sacré-Cœur de Mirebeau en Poitou.

– « Ma conviction de fidèle catholique, ajoute-t-il, est que l’Évêque a continuellement été trompé par les faux rapports de son entourage, sans jamais se donner la peine de vérifier, lui-même, le bien fondé des accusations qu’il a répercutées dans ses ordonnances contre Mgr Vachère ». Aucune enquête n’a jamais été diligentée alors qu’elle était souhaitée et réclamée par tous, l’Abbé le premier, par les croyants et par les incrédules qui ne pouvaient s’empêcher de proclamer haut et fort ce qu’ils avaient « vu, touché et goûté ».

Obéissant à la mission dont l’avait investi l’image du Sacré-Cœur, l’Abbé achète alors, à son nom, un terrain de trente hectares, dit « Colline de Gâtine ». Conformément aux prévisions que l’Image lui avait faites, Vachère trouva, « au moment voulu », les ressources nécessaires à cet achat car l’argent lui arriva de toutes parts. Il confia à un artisan maçon de Mirebeau, M. Ernest Roy, dit le Père Néness, le soin de réaliser les travaux.

Je me permets de mentionner ici, les souvenirs très précis que j’ai gardés du Père Néness et de son épouse, corsetière, naturellement surnommée la Mère Néness. Tous deux gens honnêtes et fort charmants, avec lesquels mes parents entretenaient d’aimables relations. Le Père Néness figure sur la photo de l’Harmonie Municipale que vous trouverez en suivant ce lien (Le premier, en bas, à droite) … Je reviendrai plus en détails sur l’histoire du Calvaire, sa construction, sa démolition et la dispersion de ses personnages, recherchés et finalement découverts par Jean Pelletier, puis son état actuel. A quinze minutes du Futuroscope, ce monument éminemment religieux, présente aussi un attrait touristique évident.

Sur le point culminant de la colline, l’Abbé décide de faire construire, un calvaire monumental représentant le Christ en Croix. Pour faciliter le travail des ouvriers et protéger ciment et outils, on aménage, à côté, une cabane de chantier dans laquelle l’Abbé met une image du Sacré-Cœur, semblable à celle qui venait d’être portée à Poitiers par Vareilles de Sommières.

Le 19 mars (1913), mercredi de la semaine sainte, un groupe d’ouvriers arrivent affolés chez l’Abbé :

– « Venez vite Monseigneur ! Du sang et des larmes inondent l’image. Occupé, l’Abbé ne se déplace que le lendemain 20 mars, jeudi Saint. Il trouve alors les ouvriers à genoux, en adoration devant l’étrange phénomène qui dure depuis la vielle.

Informé de « l’incident » l’Évêque l’interprète comme un acte de désobéissance notoire à son égard, car il s’était vanté, la veille, d’avoir mis fin aux « supercheries de l’artiste ».

C’est vraisemblablement ce jour-là qu’il décide d’avoir recours à l’excommunication.  affraid 



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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 21:10



En 1913, le 16 septembre, deux régiments d’infanterie en manœuvres, les 125 ème et 114 ème, font escale à Mirebeau. Informés par la population, trois mille militaires se rendent au Calvaire où ils sont témoins d’un nouveau prodige : le sang jaillit des plaies du « Christ au tombeau » à tel point que plusieurs soldats en goûtent et en imbibent leurs mouchoirs.

Ce jour-là, comme les autres jours, près de trois mille civils venus de toute la France défilent également devant le monument et sont témoins des mêmes faits. D’aucuns affirment en outre avoir vu le visage de la Vierge inondé de larmes.

Au mois d’octobre 1913, un savant de l’Institut Pasteur arrive avec sa femme et sa belle-mère. Tous trois assistent au même prodige et jurent qu’ils ont vu la poitrine du Christ se soulever.

Des faits similaires se produiront en 1919 sur le célèbre Christ miraculeux de Lempiras, en Espagne, ainsi qu’en d’autres lieux.

Ces phénomènes sont constatés et attestés par quantité de témoins et enregistrés par des appareils photographiques qu’on ne saurait suspecter d’hallucinations.

Quantité de guérisons, aussi imprévisibles qu’inexplicables, se produisent :

Un jeune homme de 22 ans souffrant de folie et phtisie est subitement guéri. A titre d’action de grâce, il revient plusieurs fois à Mirebeau au cours des années suivantes et « en 1921, il nous fut présenté par son père », écrit Bomberger. Un enfant de neuf ans qu’on avait laissé pour mort, à la suite d’une opération, est rendu à la vie. Une femme de 45 ans qu’on avait déjà tenté d’opérer, guérit soudain d’une très grave affection. Une épileptique se rétablit subitement … La guérison de Théophile Millet d’Amberre entraine la conversion de cinq personnes. Adelina Briaud, de St-Jean de Sauves, guérit instantanément d’un cancer des reins. Joseph Mollien, 10 ans, de Cuillé (Mayenne), laissé pour mort après une opération de l’appendice, guérit par l’application d’un petit linge ensanglanté. La femme Maurice Auriault  guérit d’une tumeur. Victor Boutet, guérit de la folie et redevient chrétien. Marie-Louise Génonet, guérit instantanément d’épilepsie par l’application d’un linge ensanglanté. Lors de sa dernière crise, elle s’était coupé le bout de la langue. On note aussi la conversion à Paris de toute une famille qui se fit baptiser après avoir vu une image du Sacré-Cœur ensanglanté. Le Chanoine Dumaine d’Alençon(Orne) : guérit d’une tumeur. Une institutrice allemande se convertit après avoir vu l’image. Plusieurs conversions se produisent à l’heure de la mort. Des prédictions, faites par l’Image, se réalisent…

Ces faits et des centaines d’autres se produisirent sans aucune intervention de l’Abbé qui, le plus souvent, en fut absent. Ils s’ajoutent aux centaines de guérisons que l’Abbé obtient en ordonnant des remèdes naturels qu’il fabrique à base de plantes. Tant de talents suscitent l’admiration des uns mais encouragent aussi la haine et la jalousie des autres. Cousine et confidente de l’Abbé, Mlle Philipot déclare sous la foi du serment : « La main sur le Saint Évangile, je jure que les griefs que l’on colporte contre lui sont faux … L’Evêque de Poitiers a visiblement été trompé par son entourage, mais l’Abbé Vachère est innocent ».

Certes, il est assez évident que l’Église a été trompée mais on ne peut écarter l’hypothèse qu’elle y a mis une complaisance coupable. Une enquête minutieuse et impartiale s’imposait ; pour beaucoup, elle s’impose encore, cent ans après. Elle permettrait, grâce aux méthodes d’investigations actuelles de démontrer définitivement le bien fondé des témoignages ou leur inanité. Ceux qui ont vu ont cru. Aucun de ceux qui ont vu n’a douté de ce qu’il avait vu. L’Église a refusé de voir. Pour croire de tels faits qui dépassent toute imagination, il faut les avoir vus.

Lorsque survient la guerre, des dénonciations calomnieuses, aussi stupides qu’irréalistes et incohérentes, circulent contre l’Abbé qui est même victime de descentes de police et finalement arrêté, incarcéré quelques jours à la prison de la Pierre Levée à Poitiers .  Sad 

On insinue qu’il espionne à la solde des Allemands et que c’est l’ennemi qui a payé l’achat et les travaux du calvaire. On ajoute qu’il entretient des réseaux avec l’Autriche où il reconnait avoir été précepteur.

On affirme qu’un canon géant, dirigé vers Poitiers, est caché sous le tombeau du Christ : Les rayons réfléchissants qui entourent la croix étant destinés à réfléchir le soleil couchant pour guider l’aviation ennemie (sic) No .

On va jusqu’à le dire possédé du démon.  drunken 

Devant une telle accumulation de méchancetés, de bêtises et de ridicule, l’Abbé se tait tandis qu’une partie des fidèles attend secrètement –et bien naïvement- que l’Église diligente une enquête pour protéger son prêtre alors qu’en réalité, tout porte à croire que la plupart des accusations partent de ses rangs.

Le mercredi 22 avril 1914, la suprême et Sacrée Congrégation du Saint-Office publie, en latin, un décret dont j’extrais et traduis ce qui suit :

– « Pendant que le prêtre Césaire Vachère, du diocèse de Poitiers, en France, mettait les esprits simples en émoi par de prétendues manifestations surnaturelles, son propre Évêque, Louis Humbretch, ainsi que cette Suprême Congrégation l’ont plusieurs fois rappelé à la sainte raison.
Ce fut en vain car sa résistance opiniâtre ne céda même pas à ce remède extrême que constitue la menace d’excommunication. Constatant qu’il reste obstiné dans sa désobéissance, la Suprême Congrégation déclare qu’il est frappé de toutes les peines établies par le droit et que, par conséquent, il doit désormais être évité par tous. »

Pour sa défense, l’Abbé proteste :

En jugeant à distance les faits de Mirebeau, le Saint Office ne peut avoir les lumières nécessaires pour asseoir un jugement sûr et sans réplique, argumente-t-il. Personne, qu’on le sache, ne peut juger ces manifestations sans les avoir vues… Il proteste aussi contre le terme « simples » qui en français est synonyme d’imbéciles ou idiots, ce qui, selon lui, n’est pas le cas des milliers de personnes qui sont venus assister aux phénomènes, ni le cas de l’Archevêque de Tours, de son Vicaire général, du docteur Maurice, du doyen de Richelieu et de tant d‘autres, ayant un nom dans la science, les lettres, les arts ou la magistrature.

Vachère relève aussi les termes « Hosties qu’il affirmait consacrées par lui » :

Par qui voulait-on qu’elles fussent consacrées ? Par les assistants ?… Embarassed 

Il cite encore les confidences dont il a bénéficié de la part d’amis, prouvant que « le fait de Mirebeau » avait déjà été condamné, sans appel, par l’Évêché bien avant que l’Évêque n’arrive à Poitiers.

Un mois avant sa mort soudaine, Mgr Humbretch reçut de la part d’un docteur en théologie, une charitable invitation à « réparer les torts faits au S.C. de Mirebeau et à l’Abbé Vachère », mais, comme on le sait, l’Évêque n’en tint aucun compte. Qu’il ne se soit jamais déplacé jusqu’à Mirebeau pour constater -ou contester- les manifestations qui s’y déroulaient, comme il aurait été normal qu’il le fasse, et comme son devoir lui imposait de le faire, constitue un élément capital de l’affaire.

Avant de clore ce chapitre, on ne peut s’empêcher, hélas, de garder en mémoire les moindres détails du comportement de l’Église vis-à-vis de l’Abbé et des faits qui lui sont reprochés.

Souvenons-nous que l’Évêque Humbretch habite encore Besançon lorsque, le 17 octobre 1911, il ordonne à l’Abbé de porter l’image au directeur du Grand Séminaire de Poitiers « pour la faire examiner », ce que Vachère exécuta scrupuleusement.

Cependant, comme on pouvait s’y attendre en se référant aux diverses manifestations miraculeuses qui, en divers endroits de la planète, ont été reconnues par l’Église :

l’image sortie de son lieu et de la présence de l’Abbé Vachère, ne saigne pas.

A Lourdes, seule Bernadette a vu la vierge et les 18 apparitions ont eu lieu dans la grotte de Massabielle, pas à Pau ou à Tarbes …

En malmenant l’Abbé, avant même d’avoir paru dans son diocèse, le nouvel Évêque se place en contradiction formelle avec l’Article 334 -paragraphe 2- du droit canonique qui défend clairement aux Évêques résidents, déjà désignés (Mgr Humbretch avait reçu sa nomination d’Évêque de Poitiers le 1er septembre 1911) de s’ingérer à un titre quelconque, soit directement, soit indirectement, dans le gouvernement de leur diocèse, avant leur prise de possession canonique.

Ce parti-pris choque plus d’un prêtre du diocèse comme en témoigne cette lettre adressée à l’auteur du Sacré Cœur de Mirebeau-en Poitou qui la publie dans la deuxième édition de son ouvrage…

— « Je me le rappelle très bien: quand Mgr Humbretch a été nommé Évêque de Poitiers, l’un de ses premiers actes, avant même qu’il ait mis le pied dans son diocèse, fut de s’en prendre violemment à Mgr Vachère. Beaucoup de prêtres, comme moi, trouvèrent à ce moment-là qu’il allait un peu vite en besogne et se refusèrent à admettre que Mgr Vachère soit condamné depuis Besançon, sur le seul rapport succinct et partial de deux vicaires généraux ».

Le dossier de l’affaire contient nombre de lettres semblables, toutes empreintes de sympathie à l’égard de l’Abbé.

L’une d‘entre elle « éveille tous les espoirs », écrit Bombenger, en rappelant fort à propos que ni un Ordinaire –comprenez un Évêque- ni même le Saint Office, ne sont forcément la voix de l’Église.

A preuve : le cas de Jeanne d’Arc, condamnée par un Évêque en 1431 et canonisée en 1920.




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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 21:16



[color=#000000]Les chapitres précédants relatent les éléments essentiels du drame qui, en ce début de XXème siècle, se joua à Mirebeau. Pour un metteur en scène, le « pitch » serait prometteur :

Un curé retraité crée le « buzz » en exposant, dans sa chapelle privée, une gravure « saignante » du Sacré Cœur de Jésus. Tandis que fidèles et badauds accourent et se prosternent, l’Évêché refuse de reconnaître la nature divine du phénomène et condamne son instigateur. Embarassed 

Face aux braves gens qui croient ce qu’ils voient, l’Église oppose un dictat sans explications. De son côté, ne se déparant jamais de l’attitude respectueuse qu’il a toujours montrée à l’égard de ses supérieurs, l’Abbé entretient l’idée qu’il « subit » les phénomènes, qu’il en est « victime » et se contente d’obéir aux ordres que lui donne « l’Image ».

Ainsi, a-t-il toujours manifesté le désir que l’on examine, vérifie et analyse les éléments matériels concernés, ce qui fut fait maintes fois par toutes sortes de témoins, ecclésiastiques, médecins, analystes… mais jamais par l’Évêché sur les lieux des manifestations.

Les messages dont le Christ charge l’Abbé ne contiennent que des reproches à l’égard

des prêtres « qui ne sont pas ce qu’ils devraient être… Qui ne m’écoutent pas et n’ont pas à cœur de procurer la gloire de mon nom… Beaucoup d’entre eux sont montés à l’autel sans vocation… Va demander aux évêques d’instituer partout des retraites du mois, où mes prêtres acquerraient cet esprit de foi et de sacrifice qui leur manque ».

On imagine sans peine l’effet que provoquent de telles recommandations sur l’Évêque et son entourage.

D’autant plus que le porte-parole de l’Image n’est autre que ce prétentieux abbé Vachère que d’aucuns jalousent et détestent.

Si Vachère est l’escroc que certains supposent, reconnaissons qu’il fut aussi bien maladroit de mettre des propos aussi peu diplomatiques dans la bouche du Christ.

Plus d’un millier de personnes se pressent maintenant quotidiennement devant la maison de l’abbé.

Les trois hôtels du village ne désemplissent pas.

Aux pèlerins convaincus s’ajoutent des curieux intrigués par le phénomène et persuadés qu’ils vont facilement en démontrer la mise en scène.

Les jours passant, le visage de l’Image change d’expression, montrant de plus en plus de tristesse et de souffrance.

Les visiteurs en sont frappés. L’Abbé fait prendre des photos (vingt-trois) par un artisan photographe local.

Obéissant naturellement à l’ordre du Christ, son « Bon Maître », l’Abbé achète un terrain de trente hectares sur la colline de Gâtine, pour y ériger un calvaire et un chemin de croix, avec ses quatorze stations.

Les dons affluant de toutes parts, médisances et calomnies déferlent aussi contre l’Abbé.

On évoque des fonds secrets venus d’Autriche. Vachère de Grateloup devient « Gratte-sous ».  affraid 

Oubliant analyses et témoignages, on soutient que le liquide qui suinte de l’Image est du sang de lapin et que c’est le diable qui anime ces manifestations…  Rolling Eyes 

C’est sans compter avec la grande popularité dont jouit Vachère, grâce à ses talents, incontestables, de guérisseur.
Fort habile dans cet art, il soigne en effet les pauvres gens avec des préparations à base de plantes.

Une habitante de Saint-Jean-de-Sauves, Marcelle Brunete, rapporte que « les recettes du curé ont sorti du lit plus d’un malade ».

En 1912, le maçon, Ernest Roy, débute la construction du calvaire en bâtissant une grotte, avec des pierres en forme de silex, dans laquelle repose un Christ au tombeau et une vierge douloureuse. Ainsi nait la 14ème, et ultime, station du futur chemin de croix, toujours visible aujourd’hui.

Sur le rocher qui sert de socle, les ouvriers hissent les pesantes croix en bois sur lesquelles gisent, mains et pieds cloués, Jésus et ses deux larrons. Au pied des croix, veillent des personnages de l’évangile aux regards tyranniques et douloureux. Chacun des sujets en fonte, de taille légèrement supérieure à la taille humaine, pèse 500 kg et arbore alors de vives couleurs orientales.

Cinquante mètres plus bas, à l’arrière du calvaire s’élève la Porte de Jéricho, réplique d’une des portes des remparts de Jérusalem, en pierres de taille provenant de la carrière du Verger-Gazeau. Au pied de l’édifice se tiennent les cinq personnages de la 14ème station : Jésus portant sa croix, Marie, l’apôtre Jean, un centurion et un homme menaçant qui brandit le poing vers le Christ, symbole de « la haine du monde ».

Lorsqu’il apprend l’édification du calvaire, Monseigneur Humbretch, rend une seconde ordonnance, retirant à l’Abbé le privilège de l’oratoire privé, jetant l’interdit sur la chapelle, les quêtes et les souscriptions en faveur du calvaire et avertissant l’Abbé que, s’il s’obstine, l’Église lui interdira la célébration de la messe. affraid 

Les phénomènes surnaturels se multipliant, l’Évêque considère que Vachère persiste.

Pour en finir, en mars 1913, il confisque l’image et les hosties miraculeuses mais les manifestations sanglantes se déplacent sur une seconde image que le curé a placée dans le cabanon de chantier du calvaire. Wink 

Le corps du Christ au tombeau se met aussi à saigner au point que l’on doive le protéger des mouches par des vitres.

Comme si tout cela n’était pas suffisant, rappelons-nous que des guérisons "miraculeuses" se produisent...

Après l’application de linges ensanglantés, Théophile Millet d’Amberre, guérit de la tuberculose, Adelina Briaud d’un cancer des reins et une famille parisienne consent à se faire baptiser après avoir vu une image sanglante du Sacré-Cœur…. cheers 

Cette fois Monseigneur Humbretch demande l’excommunication qu’il obtient le 22 avril 1914.  Sad 

Pendant la guerre, Vachère tente de faire lever la sanction en écrivant à Rome. Il clame son innocence et déplore que les évènements aient été jugés en haut lieu sans enquête sur le terrain. Il rappelle les témoignages de l’archevêque de Tours et de plusieurs prêtres et médecins. Il fait constater que plusieurs manifestations ont eu lieu alors qu’il n’était pas personnellement présent. S’adressant à un de ses amis en place à Rome, il demande que l’on intercède auprès du Pape lui-même, car il le sait juste. Son ami lui rétorque que les lois du Saint-Office (qui, sur ce point, n’ont pas évolué depuis l’Inquisition) imposent de ne jamais traiter avec les accusés. Il lui confie aussi que l’Église ne croit pas à ses manifestations et qu’elle a voulu y mettre fin, « laissant à Dieu le soin de faire triompher ses desseins par tout autre moyen ».

Après la guerre, l’ecclésiastique multiplie les déplacements à Rome où il distribue ses rapports, ses photographies, les paroles de l’image, des linges et des hosties, mais en vain, car on ne le reçoit plus. Sad 

Le 17 juillet 1921, épuisé par la lutte qu’il mène et victime d’une embolie, l’Abbé s’éteint.

Avec lui disparaissent les prodiges divins qui ont secoué le village durant une dizaine d’années. Sa famille et ses fidèles l’enterrèrent dans le silence du cimetière de Mirebeau, sans franchir le seuil de l’église qu’on lui refuse.

Aujourd’hui encore, certains croient et répandent l’idée que l’Abbé fut enterré comme un chien et son corps jeté à la fausse commune, ce qui est faux… La tombe de « Monseigneur Vachère » se trouve non loin du fond du cimetière dans sa partie droite.

Après le décès de l’Abbé, sa cousine Eugénie Philipot hérite de ses biens. Chapelière installée place de la République à Mirebeau, elle préserva la chapelle et la maison comme un musée. Malheureusement, elle laissa détruire la Porte de Jéricho qui fut démontée. Des villageois achetèrent les pierres de tailles pour construire leurs maisons ». Rolling Eyes 

Si on sait où passèrent les pierres, on ignora longtemps ce qu’il était advenu des statues qui constituaient le cœur de la « Porte de Jéricho », jusqu’au jour où Jean Pelletier les retrouva chez un curé « dans la moitié sud de la France ». Il les rapatria à Mirebeau et les réinstalla près du calvaire.

La maison de l’abbé revint à sa famille loudunoise qui la céda à Marcelle et Camille Hilleret, couple de négociant en grains, désireux de s’installer près de la voie de chemin de fer pour faciliter le négoce de leurs marchandises. Dans sa maison, Marcelle donna naissance à trois enfants dont Bernard, futur mari de Jacqueline qui habite aujourd’hui la maison.

Le calvaire et le terrain revinrent à Albert Maquignon, neveu de l’abbé, coiffeur, Place Denfert Rochereau (à l’emplacement actuel de la Caisse d’Épargne), qui les garda jusqu’en 1942 et les légua à son fils André qui avait repris le salon de coiffure. André Maquignon conserva le calvaire durant trente années puis le céda au Syndicat d’Initiative qui vit le jour en 1972, afin qu’il soit remis en état.

Jean Pelletier, ancien responsable du Syndicat d’Initiative et actuel paisible retraité, se souvient que les artisans du village durent remplacer les vieilles croix en bois pourri par de nouvelles en tôle et qu’ils « soignèrent » les cicatrices des statues avant de les repeindre couleur bronze.

En 1981, le syndicat d’Initiative céda le calvaire à la ville qui en fit la promotion sur ses dépliants touristiques :

« Non loin du Futuroscope, le calvaire de Mirebeau défie le temps à cent cinquante mètres d’altitude ».

Jusqu’à la fin du XXème siècle, chaque mois de juin, le jour de la fête du Sacré-Cœur, des fidèles de l’Abbé Vachère se réunirent sur l’esplanade du calvaire pour célébrer une messe en sa mémoire. On vit des autobus venus de Belgique, d’Autriche, et diverses régions de France. Une association fut créée, dite « des amis du calvaire », dans le but d’obtenir la réhabilitation de l’Abbé.

En 1987, fidèle à la position qu’elle a toujours défendue, l’Église a estimé officiellement que le dossier de l’association n’apportait aucun élément nouveau qui permette de revoir la décision prise en son temps. Monseigneur Albert Rouet, alors Évêque de Poitiers, conclut qu’on s’en tiendrait désormais à ce jugement.

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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 21:18

LA MORT ET APRES



Le 17 juillet 1921, l’Abbé s’éteint, emporté par une embolie. Avec lui disparaissent les prodiges et faits surnaturels qu’il a générés mais la foi et le doute subsistent. Sa famille et ses fidèles l’enterrent simplement au cimetière de Mirebeau, sans lui faire franchir le seuil de l’église qui lui est interdite.

Eugénie Philipot, sa cousine, Chapelière installée Place de la République, hérite de sa maison et veille sur ses biens qu’elle préserve comme un musée. Cependant, le calvaire, d’abord propriété d’Albert Maquignon, neveu de L’Abbé, est sauvagement vandalisé, en partie détruit et incendié. La porte de Jéricho, magnifique réplique d’une des portes de Jérusalem, est démontée et les pierres de taille volées par les villageois. Les cinq personnages de cette station, Jésus portant sa croix, Marie, l’apôtre Jean, un centurion et un homme menaçant, point brandi vers le Christ, chacun peint de vives couleurs et pesant une demi-tonne, disparaissent mystérieusement.

Selon ses détracteurs, simples gens du peuple, ignorants ou influencés par la hiérarchie ecclésiastique, il ne suffit pas que l’Abbé soit mort, encore faut-il l’empêcher de survivre grâce à son calvaire et éviter qu’il ne devienne une légende pour les croyants. La rumeur qui l’a déjà conduit à séjourner quelques jours à la prison de la Pierre-Levée, à Poitiers, s’acharne maintenant contre sa mémoire. Conscient de l’injustice de sa condamnation, une partie du peuple essaie de prouver sa culpabilité sur un terrain plus solide : on ressort alors l’histoire grotesque du canon caché sous la grotte, qui devait aider les Allemands à anéantir Poitiers (sic). drunken 

En 1981, « Les amis du calvaire », se constituent en association. Soixante ans après la mort de l’Abbé, l’objectif mis en avant est d’obtenir la réhabilitation du calvaire et d’en faire un attrait touristique pour la commune. Cette noble démarche n’empêche pas certains de ses membres ou sympathisants d’espérer, du même coup, la réhabilitation de Monseigneur Vachère. On voit mal en effet comment dissocier le calvaire de l’homme qui l’a créé. L’Eglise réagira d’ailleurs par la voix du curé de la paroisse qui, en 1987, mettra clairement en garde contre l’intégrisme militant des partisans de l’Abbé qu’il assimile alors aux suppôts du schisme de Mgr Lefebvre. No 

Sans se laisser influencer, Jean Pelletier, pilier fidèle de l’Association, entreprend une laborieuse recherche des statues qu’il découvre « par hasard » ( ?) * à plus de cent kilomètres de Mirebeau, dans les ronces d’un jardin de curé, près d’Angoulême. « Emportez-les que je ne les vois plus » lui dit le vieux curé, libéré de ce coupable recel.

Attaqués par la corrosion, les pieds des croix sont pourris : le nez et la main du soldat Romain ont disparu. Le Christ a perdu ses doigts. « On voit nettement les traces des coups qui ont été assénés et la haine qui les motivait » m’a rapporté l’un des artisans qui ont travaillé à la restauration des personnages. L’importance des travaux qui s’imposent incite jean Pelletier à obtenir d’André Maquignon, qui a succédé à son père, qu’il fasse don du Calvaire au Syndicat d’Initiative que l’on crée donc en cette occasion et qui assurera le financement de la remise en état. Pour installer les statues retrouvées, Pelletier achète, sur ses propres deniers, le terrain en terrasse sur lequel sont présentés aujourd’hui les personnages de l’ancienne Porte de Jéricho, puis aidé de jeunes artisans mirebalais dont Jean-Claude Rousseau et Philippe Augereau, il mène la restauration à terme. « J’ai travaillé deux mois à reconstituer le nez du soldat romain et les doigts du Christ, raconte Philippe Augereau, même que les bonnes sœurs de la Sagesse n’arrêtaient pas de passer devant mon atelier sans oser entrer, jusqu’au jour où je les ai invitées à me donner leur avis. C’est grâce à elles que j’ai refait le nez du soldat pour la énième fois car il n’avait pas l’air assez méchant ».

Dans les années 20’, j’avais une dizaine d’années lorsque je rendais visite au « tonton Vachère » avec ma sœur ainée.

Notre oncle ouvrait la porte de la cuisine (la cuisine de l’époque était à l’opposé de la chapelle. Elle permettait un accès à l’ensemble de la maison.

« Entrez les enfants ! » disait-il de sa voix qui grondait. « Allez faire une prière ! » Je traversais le sombre couloir qui mène à la chapelle, respirant les vapeurs d’encens. La petite pièce était éclairée par deux veilleuses rouges suspendues au plafond de chaque côté du Sacré-Cœur. Je me souviens m’en être approché, m’être agenouillé et avoir aperçu quelques gouttes de sang sortir de la couronne du Christ et ruisseler jusqu’au linge accroché au bas de l’image. Je tremblais de peur, mais je priais quand même parce que le tonton Vachère avait l’humeur « emballante ». A sa mort, mon père donna l’image à l’évêché parce qu’elle nous effrayait.

Ah ! C’était quelqu’un le « tonton Vachère. S’il n’y avait pas eu la guerre, je suis sûr qu’il aurait construit une basilique, comme à Lourdes !

Après l’interdit jeté sur sa chapelle, l’Abbé est contraint de transporter son image et son autel dans une grange qui sert de cabane de chantier, près du moulin en ruines de Gâtine, à quelques pas du Calvaire.

Là, le miracle se produit à nouveau. D’abord en présence des ouvriers qui construisent le calvaire, puis devant les fidèles qui accourent. Daniel Aubert, secrétaire du Syndicat d’Initiative, fut témoin de ces faits. Il est formel. « Toute supercherie est exclue » affirme-t-il. « J’ai vu du sang couler de la couronne d’épines sur le front du Christ. Le miracle s’est renouvelé sur le visage du Christ au tombeau qui se trouve dans la grotte, sous le calvaire. Oui, c’était bien du sang : il a fallu recouvrir le corps d’une vitrine car les mouches s’y agglutinaient ». Et Daniel Aubert de conclure : « Si vous croyez ce qui se passe à Lourdes, vous devez croire ce qui se passe à Mirebeau ». Après la mort de l’Abbé, les démolisseurs du Calvaire étaient tellement convaincus de découvrir dans les ruines la preuve d’une quelconque machinerie qu’ils pulvérisèrent tout ce qui aurait pu contenir quelque chose de suspect. En dépit de leur acharnement, ils ne trouvèrent rien et, honteux, s’en allèrent répandre le bruit que le Calvaire avait brulé accidentellement, lors d’un feu de ronces.

Fernand Corteville : Trésorier des Amis du calvaire, résidant à Beaupréau (49) :

« Notre association s’est constituée en 1981 autour d’une douzaine de membres. Elle représente aujourd’hui la mémoire de l’Abbé Vachère. Nous disposons de la copie de son journal de bord et de très nombreux témoignages, aussi bien de gens simples que d’intellectuels ou de religieux, de photographies originales du Sacré-Cœur ensanglanté et d’un film tourné en Allemagne, montrant une image du Sacré-Cœur. Cette image a saigné Outre-Rhin, lors d’un voyage que l’Abbé fit là-bas. Considérant aujourd’hui (Avril 1987) que l’affaire a été étouffée et déplorant que l’Abbé ait été enterré comme un chien, nous supplions l’Église d’effectuer enfin une enquête objective et d’adopter, au moins, une mesure de miséricorde. Qu’elle pardonne ! Qu’elle accepte que l’on enterre l’Abbé au pied de son calvaire, après une cérémonie religieuse, comme il le souhaitait ».


Jacqueline Hilleret, seule propriétaire des lieux qu’elle occupe aujourd’hui.

« Je vis dans la maison de l’abbé Vachère depuis 45 ans. Ma cuisine est installée dans son ancienne chapelle. Il ne reste rien de l’oratoire privé, sauf un immense placard en bois qui contenait l’autel. Il ne contient plus que ma vaisselle. Le vrai trésor se trouve sous l’évier où se cache une tapisserie bordeaux décorée d’une sorte de trèfle aux contours dorés. Cette fresque, oubliée sous l’évier et préservée, recouvrait complètement les murs de la chapelle qui n’était accessible que par le long couloir qui dessert toutes les pièces de la maison. Les deux portes qui permettent aujourd’hui l’accès depuis la chapelle vers la rue, ou vers le jardin, n’existaient pas à l’époque de l’Abbé.

Lorsque je me suis installée dans cette maison en 1966, je l’ai faite bénir pour protéger ma famille. Un jour un petit grand-père, tout maigre est arrivé. Il s’est agenouillé sur les marches de ma cuisine, a levé les yeux au ciel, a grimacé et s’en est retourné en ronchonnant dans une langue que je ne comprenais pas. J’ai appris que c’était un évêque russe et qu’il était scandalisé que la chapelle ait été transformée en cuisine, ** car il espérait retrouver les lieux comme il les avait connus.


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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Dim 23 Mar - 21:23





Après une cinquantaine d’années loin de mon clocher, c’est en 2002 que je décide de regagner mes pénates familiaux.

Feuilletant de vieux journaux au bas d’une armoire, j’y découvre le numéro spécial d’un magazine paroissial,
« Horizon », daté d’avril 1987 que le curé du village consacrait alors à l’Histoire de l’Abbé Vachère et du calvaire. Une partie de la population étant tentée d’adhérer à un projet de réhabilitation du sulfureux Abbé, ce document vient mettre les paroissiens en garde en leur rappelant la position officielle de l’Église. Neutral 

« Conscient du danger que tout commentaire sur le calvaire de Gâtine pouvait susciter, le curé de Mirebeau a demandé conseil à son Évêque et s’est décidé à porter à votre connaissance ces commentaires pour éviter que ne butent sur le chemin difficile de la foi des chrétiens de bonne volonté. Relisant la conclusion de la Congrégation Romaine, j’ai pensé qu’il y avait danger de « scandale » et qu’il me fallait intervenir pour signaler cette « pierre d’achoppement » que pouvait être le calvaire. Qu’on me sache gré de vouloir éviter toute atteinte à l’honorabilité des personnes de bonne ou mauvaise foi. J’estime que je dois, en tant que curé responsable, aider à ce que cesse « un scandale pour les fidèles ». (Ce texte en italiques ainsi que celui qui lui succède sont des copies intégrales de ceux publiés par le magazine paroissial. Tout commentaire est identifié comme note de la rédaction « Ndlr»)

Depuis plusieurs années, une association dite : « Les Amis du Calvaire » a préparé un important dossier en vue de la réhabilitation de feu Césaire Vachère (sic ndlr). Ce dossier déposé à l’Évêché de Poitiers, comme il se doit a été transmis à Rome, comme il se devait. La réponse de la Congrégation est négative. Cette réponse vous a été lue à la messe de la Saint-Jean. Je la porte à votre connaissance :
********************************************************************************************
Rome

Congrégation pour la Doctrine de la Foi

Le 26 mai 1987

Excellence,

Vous avez transmis à la Congrégation pour la doctrine de la Foi un dossier établi par l’Association des Amis du Calvaire de Mirebeau, Diocèse de Poitiers, laquelle demande une nouvelle enquête canonique sur les faits ayant conduit au Décret d’excommunication portée contre l’abbé Césaire Vachère par le Saint-Office en date du 22 avril 1914 (Cf.AAS 6(1914) 226-227).

Je désire informer Votre Excellence qu’après avoir pris attentivement connaissance de ce dossier, notre Dicastère a estimé qu’il n’apporte pas d’éléments déterminants nouveaux qui permettraient de revoir la décision prise en son temps.

En ce qui concerne l’abbé Vachère, on peut permettre les prières et la célébration privée de la Messe pour le repos de son âme. Votre Excellence voudra bien toutefois veiller à ce que soit écarté tout danger de scandale pour les fidèles.

Veuillez agréer, Excellence, l’expression de mes sentiments de respectueux dévouement dans le Seigneur.

Adressé à Son Excellence, Mgr Joseph Rozier, Évêque de Poitiers.

Signé : Illisible

Le Curé de Mirebeau, rédacteur du magazine paroissial, ajoute :

Cette réponse est assez explicite pour que ne soit plus entretenue l’espoir de faire croire à la « véracité » de « faits » de ce début de siècle qui puissent être porteurs d’une signification chrétienne. Nous ne pouvons accepter, en tant que chrétiens, le fallacieux prétexte d’une présentation erronée et tendancieuse des autorités religieuses locales ( ? ndlr).

La réflexion romaine aboutissant jadis à l’excommunication de feu Césaire Vachère, est confirmée définitivement.

« J’ose espérer que ce calvaire dignement entretenu par la Commune sera desservi un jour prochain par des chrétiens vivant en communion avec l’Église qui trouveront le moyen d’honorer la représentation de notre seigneur Jésus-Christ.»

********************************************************************************************

Des tracts publiés par les Amis du Calvaire, annonçant le transfert des cendres de Mgr Vachère, le 26 juin 1987, fête du Sacré-Cœur, furent démentis par la décision unanime du Conseil Municipal, opposé à ce transfert  affraid 

(Daniel Veillon étant maire et Paul Gourrichon : curé).

Il serait tentant de noter la confusion du style, l’embarras de l’auteur et les incohérences de son argumentation. Sa supplique d’ «éviter toute atteinte à l’honorabilité des personnes de (…) mauvaise foi », son espoir (qu’il n’a pourtant jamais réalisé) que « ce calvaire sera desservi un jour prochain par des chrétiens vivants en communion avec l’Eglise »… Au-delà de cette inutile argutie, les lecteurs qui ont déjà parcouru ces neuf chapitres, sont en droit d’attendre de leur Curé, de l’Evêché, de l’Eglise, un jugement justifié, étayé et convainquant.

S’il y a eu supercherie, si les braves gens ont été abusés, si les faits de Mirebeau ne relèvent que d’une habile tricherie, comme l’Eglise l’affirme au point de confirmer l’excommunication qui a frappé l’Abbé Vachère, pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour lever tout doute et fournir un minimum de preuves à l’appui ?

« A Mirebeau, une parfaite entente règne entre le curé et ses paroissiens » proclame, à juste titre, le curé. Si l’on discute encore, avec passion parfois, de l’Abbé Vachère, on considère généralement le Calvaire comme un monument  indiscutable » tant du point de vue religieux que touristique. Reconnaitre la portée religieuse de cette représentation sans honorer son auteur, Mr l’Abbé Césaire Vachère, relève d’un tour de passe-passe, peu honnête, que l’Eglise accomplit sans gène apparente.

Christian Perez : histoire du pays mirebalais

Fait miraculeux ou supercherie de génie, le mystère de Mirebeau n’a cessé de déchainer les passions et diviser les esprits.

Christian Perez, auteur de « Histoire du Pays Mirebalais, des origines à nos jours » propose une citation de René Bombenger qui, selon lui, expliquerait l’attitude de l’Église :

« Les gens les plus acharnés contre l’Abbé Vachère se rencontrent parmi les membres du clergé, jaloux que tant de gens lui aient donné autant d’argent alors qu’eux essuient le plus souvent des refus quand ils font appel à la charité des fidèles. Ah ! Si l’Abbé leur avait promis une part des millions qui ont été mis à sa disposition, il n’est pas douteux qu’ils bruleraient de l’encens en son honneur »…

Aurait-il suffi d’ « acheter » certains dignitaires de l’Évêché pour que l’affaire prenne une autre tournure ?

Dimanche, 17 juillet 1921, neuvième dimanche après la Pentecôte, après avoir passé la journée à méditer dans son fauteuil Voltaire recouvert de velours rouge, l’Abbé se retire pour se reposer. Il est pris alors d’un accès de suffocation et appelle son fidèle serviteur, Raymond Noazet. Celui-ci accourt et s’empresse mais ne peut que recueillir le dernier soupir de son Maitre. Il est 22 h 30.

« Croyez ce que vous voulez, conclut Christian Pérez. Les uns ont déjà crié aux miracles, les autres à la supercherie sans apporter la moindre preuve. L’affaire continue donc à diviser les opinions. Deux  premières conclusions s’imposent : Quel personnage étonnant que cet abbé Vachère ! » et “Quel gâchis d’avoir si mal mené l’enquête en son temps !”


Et l’Église d’aujourd’hui ?

Après des d’années de réflexion et, plus particulièrement, depuis la publication sur ce site des neuf premiers chapitres, des dizaines de personnes m’ont demandé :

« Et l’Église d’aujourd’hui ? Quelle est sa position ? »

Je n’ai évidemment interrogé ni l’Évêché, ni le Vatican, mais j’ai sondé un jour le curé du village sur l’intérêt « journalistique » que peut présenter cette histoire, en dehors de toute passion partisane. Sa réponse fut aussi catégorique qu’inattendue. Il me resservit le texte que nous venons de lire dans Le Calvaire, pierre d’achoppement. Il rappela que Vachère avait été excommunié et jeté à la fausse commune (ce qui est faux)… Que l’affaire avait été jugée et classée et qu’il était « malhonnête » de la réveiller.

Je fis remarquer à mon interlocuteur que l’Abbé avait bien été condamné mais pas jugé et lui demandais s’il trouvait normal que l’Évêque de Poitiers ne se soit pas déplacé avant de rendre ses conclusions… Je n’obtins pas de réponse. Néanmoins, constatant l’intérêt que suscitait notre conversation autour de nous, je me dis que je tenais là, un excellent sujet d’article.

Je décidais donc de raconter un jour, sans passion ni préjugé, l’histoire de l’Abbé Vachère.




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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Lun 24 Mar - 15:00

.http://www.net1901.org/association/LES-AMIS-DU-CALVAIRE-DE-MIREBEAU-EN-POITOU,1224999.html

http://www.lindependant.fr/2012/10/09/les-amis-du-calvaire-ont-du-pain-sur-la-planche,170703.php
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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    Mer 26 Mar - 1:43







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MessageSujet: Re: MGR VACHERE DE MIREBEAU EN POITOU -    

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