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L'immensité de l'Univers se trouve dans nos cœurs, nos prières… Les Anges les prennent dans leurs ailes, les mènent à Dieu, en offrant sur l'Autel d'Or JESUS et MARIE qui sont devant le Trône du PERE ETERNEL avec le parfum de nos prières. Et si notre prière est pure et acceptable devant Dieu, le Seigneur envoi tout de suite un ange pour la prendre dans son encensoir et la faire monter comme l'odeur d'encens vers LUI…


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 LE PERE LAMY DE LA CHAPELLE DES BOIS EN FRANCHE COMTE...

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Ange Gabriel-Dan
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MessageSujet: LE PERE LAMY DE LA CHAPELLE DES BOIS EN FRANCHE COMTE...   Mer 14 Mai - 4:35



En 1892, il devint vicaire à Saint-Ouen près de Paris, puis en 1900 curé de La Courneuve. « Curé des voyous » et des chiffonniers, il fut l'ami des Maritain chez lesquels il disait la messe les jours de grande fête où vint Jean Cocteau.

En 1923, prenant sa retraite, il revint au Pailly et se consacra au pèlerinage de Notre-Dame des Bois à Gray et au Bois-Guyotte, qu'il organisait et qui devint très fréquenté. En 1930, il fonda la Congrégation des Serviteurs de Jésus et de Marie. Il mourut le 1er décembre 1931 et fut enterré dans le cimetière paroissial de La Courneuve

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Il était toutes les nuits en prière, agenouillé sur un escabeau, se tenant sans appui devant la statue de Marie Immaculée.
Elle était posée sur le manteau de la cheminée et éclairée par une petite lampe qu'il avait obtenue de notre mère.

Je ne me suis pas réveillée une fois sans le voir dans cette attitude. Jamais, durant des années, je n'ai vu son lit défait.

Peut-être s'est-il couché une fois ou l'autre : je ne le jurerais pas, mais je ne l'ai point vu couché une seule fois. Notre mère s'apercevait de temps en temps de la chose et lui disait : « Mais, mon enfant, la Sainte Vierge n'en demande pas tant que ça ! »

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Le webmaster :

UN MEMBRE DU FORUM-BLOG me parle du père de la COURNEUVE par mail... LE PERE LAMY...

Une relation ancienne m'avait donné la photo de ce prêtre, car elle le vénérait et n'en disait que du bien...

Mais, à ce moment, je n'y fit pas attention et gardais cette belle image dans un coin sans plus m'en occuper...

Ce soir, je me décide à étudier un peu plus sa belle histoire et je tombe sur un extrait bien agréable à lire ...


Dernière édition par Ange Gabriel-Dan le Mer 14 Mai - 5:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: LE PERE LAMY DE LA CHAPELLE DES BOIS EN FRANCHE COMTE...   Mer 14 Mai - 4:59



CHAPITRE XI  



Le père Lamy la priait ainsi : « Cœur Immaculé de Marie, refuge des pauvres pécheurs, priez pour nous ! ». Elle est infiniment bonne, mais ne nous passe rien. Elle semble dire : ’Regardez ce que vous avez coûté à mon Fils ! »

http://pelerinagesdefrance.fr/N-D-des-Bois


APPARITIONS DE NOTRE-SEIGNEUR

Le P. Lamy disait sa messe avec une ferveur extraordinaire, qui le transfigurait presque. C'était le moment où les faveurs de Dieu lui étaient souvent accordées d'une façon sensible pour lui, le moment aussi où le Christ se manifestait le plus fréquemment à son serviteur.

« J'invoque toujours avant la messe saint Pierre Fourier *, car il disait la sienne avec la plus grande piété. Pour que la Très Sainte Vierge ait dit de lui (dans l'église de Gray, où son cœur est conservé) que c'est un vrai saint, il faut qu'il soit la sainteté même, car Elle ne donne pas ses compliments au hasard. »



« Quand on célèbre la sainte Messe, on est détaché de toute pensée terrestre. On ne revient sur terre qu'aux Memento. Ce sont les deux moments dans lesquels on expose à Dieu ce qui nous touche humainement. On revient alors un peu à soi-même. »

« Je vois généralement les saintes Espèces entourées de lumière. On en ressent une douceur, une suavité extraordinaires. Oui, à ces moments, on ne pense plus à la terre, on sent quelque chose de tellement céleste ! C'est l'effet de la présence de Notre-Seigneur. Je sens aussi la présence du saint Ange qui m'assiste à la messe – pas toujours. »



« Ne me demandez pas qui ou quelle était à l'office quand le Saint-Sacrement est sur l'autel ; je ne vois plus personne. Je distingue bien qu'il y a des gens. J'ai bien vu que c'était le vicaire qui m'a passé l'ostensoir. Combien pauvrement nous recevons Notre-Seigneur ! Il faut lui dire : « Vous êtes reçu dans une étable et sur une paille bien dure, mais, vous et votre Mère, vous vous êtes accommodés d'une étable à Bethléem ». Heureusement qu'Elle est là pour Le recevoir ! Ni lui, ni sa sainte Mère ne sont difficiles ! »



« Notre-Seigneur vient généralement seul, soit qu'il se manifeste souffrant, soit ressuscité, soit qu'il participe, qu'il dise en quelque sorte la messe. On se sent petit, petit, petit, et Notre-Seigneur se fait petit pour ne pas nous effrayer par sa grandeur. Et l'attention est tellement concentrée sur Notre-Seigneur qu'on ne s'occupe plus du reste. »



« Il suit les prières de la messe, comme s'il assistait à la messe. Il vous laisse prier. »

« Il disparaît à la troisième des dernières oraisons, pour que le prêtre puisse communier. »

« Rarissimement, il a une gloire. On ne pourrait pas supporter la gloire de Notre-Seigneur. Il est généralement précédé de nuages rouges. Je leur donne cette couleur-là parce que je ne peux pas trouver l'expression : ils ne sont ni bruns, ni violets. Il apparaît une lumière blanche : cela s'ouvre. Il est là, très simple. C'est une Majesté admirable ! On ne s'y habitue pas ! »



« Quand Notre-Seigneur se montre dans l'état douloureux, il n'a pas autour de lui sa gloire habituelle. Il n'est pas lumineux comme d'ordinaire. Il montre ses mains quand il parle ; il fait des gestes, mais plus sobres que la Sainte Vierge. Je ne l'ai jamais vu sourire. Enfant, il est souriant ; mais, comme homme, il ne l'est plus. Notre-Seigneur paraît plus froid ; on le dirait presque triste. Il a la dignité de l'homme. J'ai trouvé Notre-Seigneur très digne. Il inspire le respect, c'est vrai ; mais il inspire aussi la confiance. Son regard est bleu, son regard très doux. On sent que Notre-Seigneur nous regarde, mais que son regard plonge aussi dans l'infini. La Sainte Vierge, c'est la même chose. Notre-Seigneur paraît environ trente-cinq ans : c'est un homme. Notre-Seigneur et la Très Sainte Vierge ont le nez tout droit. Tous deux, Notre-Seigneur et sa très sainte Mère, ils ont le vrai teint de leurs pays, et saint Joseph aussi. Quand j'ai vu des Orientaux, j'ai reconnu leur teint. Dans le brun, il y a des nuances, comme dans le noir. »




« Notre-Seigneur est roux, d'un beau roux, plutôt sombre. Les cheveux sont assez longs, lui tombent assez bas sur les épaules ; il en tombe aussi par devant. Notre-Seigneur est, pour ainsi dire, enveloppé dans sa chevelure comme ça. Notre-Seigneur n'est pas très barbu : on distingue le pli du menton ici (la fossette). La barbe est peu fournie, mais belle ; elle est plus blonde que les cheveux ; pas rousse et pas blonde non plus. Les cheveux ne descendent pas sur le front. L'oreille de Notre-Seigneur est bien visible. Notre-Seigneur a la figure très belle. La voix de Notre-Seigneur est grave ; non pas lente, mais cette gravité lui donne une certaine lenteur. »



« Notre-Seigneur n'est pas très grand. Il est habillé d'étoffe brune, pas du genre des Capucins, mais comme les moutons bruns. Il est avec sa robe brune, aux manches larges comme les nôtres (des manches de manteaux) ; mais, dans ses manches, on voit du blanc dessous, et un manteau sur les épaules. La robe est épaisse, chaude. Il a de gros plis. »



« Je n'ai jamais vu les plaies de la tête de Notre-Seigneur, mais seulement celles des pieds et des mains. Notre-Seigneur se montre à moi avec les mains et les pieds tuméfiés, et un morceau de chair qui retombe dessus. Les clous devaient être carrés, aussi longs que votre crayon. Les têtes des clous étaient très larges et ont marqué une empreinte violette sur la main, ou, plutôt, sur le poignet. On voit parfaitement leur place. L'intérieur du clou devait être creux, car cela forme une couronne à l'intérieur. Les pieds sont bleuâtres, sanglants, et les mains aussi. Quelles souffrances ! Et les chrétiens recherchent tellement les jouissances ! Quand le bois vert est traité ainsi, qu'est-ce que le bois sec ? »




« Je touche souvent ses pieds, qui sont entre le calice et le canon, quand il est debout sur l'autel, pendant la messe ; je touche son côté, et je sens la plaie du côté et ses côtes à travers son manteau quand j'élève l'hostie. Je la pose et l'appuie contre son côté. »

« C'est à la messe, à Gray, que j'ai vu Notre-Seigneur couché dans l'autel, le 9 septembre (1909). La matière n'existe plus pour les corps glorieux : il s'est mis au ras de l'autel, soulevant le corporal et la sainte hostie (il montre, du geste, que le corps de Notre-Seigneur était dans l'autel, affleurant à la surface de la table). Il a dit : « Dans un an d'ici... » Je l'ai vu deux fois à Gray ; la première fois comme ça ; la seconde fois (9 septembre 1910), il était debout. La seconde fois, il m'a parlé. Notre-Seigneur, étant sur l'autel, écoutait ma prière. A La Courneuve, voyant que mes efforts étaient absolument vains et que, plus je travaillais, moins j'obtenais de résultats, je m'en plaignais à Notre-Seigneur. Tout était mal tourné de ce que je faisais. J'avais dans l'âme une douleur ! J'exprimai ma peine à Notre-Seigneur. En posant la sainte hostie contre sa poitrine, je lui disais : « C'est évidemment l'effet de mon indignité. Je vous demande, mon Dieu, de demander à votre très sainte Mère qu'Elle veuille bien vous dire ce que je vous dis. Vous êtes son Fils, et moi je suis aussi Son enfant. Vous ne sauriez résister à Sa prière ». Je sentais à travers son manteau la rondeur de ses côtes. J'ai senti aussi une vive chaleur qui m'a réconforté. Après la consécration, le diable était à la droite de l'autel ; il a dit sur un ton dédaigneux : « Quelle prière, Seigneur ! » A ce moment, l'autel fut comme embrasé, et Notre-Seigneur, la figure tournée vers le démon, lui répondit : « C'est le protégé de ma Mère ». C'est tout. Il y a des détails, mais je les omets.

— Lorsque Notre-Seigneur est apparu couché dans l'autel, la table d'autel avait-elle disparu ?

— La table d'autel reste. Vous vous voyez dans un seau d'eau : la matière, de même, n'a plus de résistance, qu'elle soit bois, qu'elle soit pierre. C'est une chose bien difficile à faire comprendre. La matière ne cesse pas d'être pareille, mais elle se laisse pénétrer. Quand Notre-Seigneur passe derrière l'autel, le tabernacle disparaît, le regard s'arrête sur sa personne, mais jamais la matière ne gêne. Mais je n'ai jamais vu disparaître le calice, ni la sainte hostie. »



« Notre-Seigneur m'a dit que la guerre avait eu trois causes : les blasphèmes, le travail du dimanche et la prostitution de la chair dans le mariage. Un jeune homme et une jeune fille qui succombent, ce n'est rien à côté. C'est un péché grave ; mais, enfin, il est dû à la faiblesse humaine. »

« Beaucoup de prêtres, en offrant le saint sacrifice, ne se rendent pas assez compte de cette chose : on ne comprend pas combien la puissance dont on dispose est grande, que le sacrifice de Notre-Seigneur sur la croix est d'une valeur infinie. »



Par une faveur spéciale, le P. Lamy sentait quand l'âme du défunt, pour qui il célébrait la messe, en profitait, que ce fût par une diminution de ses peines au Purgatoire, ou bien, au Ciel, par une augmentation momentanée de gloire. « J'ai dit la messe en sa faveur. Cela n'a pas été une messe aride, comme quelquefois ; mais j'ai eu une grande consolation. Je ne dis pas, qu'il est au Ciel : je n'en sais rien ; mais je ne doute pas qu'il soit sous la miséricorde de Dieu. »



Le P. Lamy voyait Notre-Seigneur dans des scènes de sa sainte enfance, d'autres fois dans les douleurs de sa Passion ; mais, à notre connaissance, il n'a jamais détaillé que deux visions de Jésus en croix, advenues dans des circonstances assez curieuses. « Sur le terrain, il m'a été donné de voir Notre-Seigneur en croix. Je l'ai vu pendant que les gamins me volaient des poires. Je les coursais avec un râteau et leur disais : « Vous allez voir ! » Il était là. »



« C'était au mois de septembre, pendant les vacances, un dimanche. L'année, je ne me la rappelle plus. J'étais au patronage. Ayant la clef, j'ai pénétré dans la propriété. Je surveillais les fruits, qui me servaient à récompenser les enfants. Ils étaient toute une bande de voleurs. Je m'étais couché dans l'herbe. Cela a 96 mètres de long. J'ai pris le râteau, qui était en haut. Je me lève, et je cours comme je savais encore courir, brandissant le bâton du râteau et criant : « Vauriens, attendez un peu ! » Je levais mon râteau. Je ne pensais pas leur faire grand mal. « Vous allez voir ! » Quand je suis arrivé au mur de la rue, Notre-Seigneur était là, en croix, ici, un peu plus loin, là où vous êtes maintenant. Les gamins interdits, et moi aussi. C'est là que Notre-Seigneur est apparu : il n'a pas voulu que je frappe. Ils étaient de la maison de la famille R., des rouges, tout ce qu'il y a de plus rouge. Je les ai entendus qui criaient : « Le Jésus ! Le Jésus, qui est avec le curé ! » Plusieurs d'entre eux l'ont vu, sans doute. Et ils se sauvaient toujours. »



« Il était presque écartelé : les bras faisaient l'équerre avec le corps, les bras tout droits. Sur la tête, il avait comme un buisson d'épines, comme une corbeille renversée. C'est un bonnet d'épines. Quelle atrocité ! Il a les deux pieds l'un sur l'autre, je crois : ce que je regarde, c'est la figure. Pour la couronne, ils ont dû mettre plusieurs branches ensemble, les tordre et les enfoncer ensuite à coups de bâton. Ça m'a paru comme un porc-épic ! Il portait une toile grise autour des reins, mais le nœud de l'étoffe paraissait derrière le dos, non sur le côté. »

« Un mur clôture le patronage des jeunes gens : c'est moi qui l'ai fait élever. Vous avez même remarqué, tout à côté, l'entrée du château de Joinville, achetée maintenant par une usine. Vous avez vu quelques arbres. L'avenue était très belle. Et, à côté, contre le mur de briques, qui n'était pas fait encore, c'est le terrain de M. Larivière. J'avais fait mettre un grillage en fil de fer. C'était presque au coin, à 1 m. 50 du mur, à l'angle, où les deux murs (actuels) se fondent. Ces gamins ! Ils passaient en-dessous et au-dessus du fil de fer, grattant la terre avec leurs mains comme des chiens ou des lapins. »



« Le mur de pierre est tombé pendant la guerre ; j'ai fait relever en briques. C'était avant la guerre. Le mur a été renversé par les soldats. Ils faisaient des brèches dans le mur quand ils voulaient sortir. Je ne m'en apercevais même pas : c'est le médecin-chef qui me l'a signalé. Après leur départ, il ne tenait plus. »

« J'aurais à peu près touché à ses pieds en levant la main. C'est une apparition voulue par Notre-Seigneur et non la scène du Calvaire. La croix était très haute dans cette circonstance ; le trou n'est pas resté marqué dans le sol. C'était une apparition : dans la réalité, elle a été introduite dans la terre et calée par des pierres. Ils couraient vite avec moi, mais ils couraient encore plus vite après. La croix est apparue tout près de l'angle, mais face à moi, le dos à la rue. »



« Le Samedi Saint, en 1914 ou 1915, j'ai vu Jésus en croix, sa croix plantée contre l'autel (le maître-autel de La Courneuve), du côté de l'évangile. Les enfants faisaient du bruit : c'était presque la foire. J'ai tapé sur le bois de l'autel pour les faire taire (il imite le geste de la main gauche), et, en me tournant de côté, j'ai vu Notre-Seigneur en croix. Il a eu l'air de me dire : « Tu n'as guère de patience. Regarde comme j'en supporte ». Notre-Seigneur est resté pendant le Magnificat de la messe du Samedi Saint. Il était vivant. Il n'a rien dit. »



« Chez Notre-Seigneur, c'est tellement naturel ! Notre-Seigneur est sur la croix comme il est enfant. Il est recueilli. Notre-Seigneur porte un buisson d'épines sur sa tête. Je ne peux pas dire une couronne d'épines : c'est un vrai buisson. Il en a la tête couverte ; cette coiffure l'empêche de reposer la tête en arrière, contre le bois de la croix, ou de la pencher de côté sur son épaule, et sa tête n'est pas très penchée en avant. Quand il meurt, sa tête se penche en avant. Ils ont tiré sur ses bras comme des animaux : ils étaient savants pour faire souffrir ! Il a les bras tendus, tendus, tendus ! »

« La plaie du coup de lance est tout au bas du côté gauche, oui, je le dis bien, du côté gauche, tout au bas des côtes, presque au ventre. Ce sont les peintres qui représentent la plaie dans la poitrine. C'est une assez large ouverture verticale : le fer a pénétré de bas en haut. La croix devait être assez haute. »



« Les âmes ! Les âmes ne voient pas ce qu'elles ont coûté à Notre-Seigneur. Alors on les juge à un haut prix. Quand elles veulent rompre avec le monde, tout se ligue contre elles. »



« Enfin, à celui à qui il a été donné beaucoup, il sera demandé beaucoup. »

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le webmaster :  ST PIERRE FOURIER est venu à BOUXIERES AUX DAMES DIRE LA MESSE DANS SON TEMPS....

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MessageSujet: Re: LE PERE LAMY DE LA CHAPELLE DES BOIS EN FRANCHE COMTE...   Mer 14 Mai - 5:26

CHAPITRE X



LE CURÉ DE LA COURNEUVE

PENDANT LA GUERRE

Nous avons vu comment le P. Lamy entendait son travail de pasteur des âmes en temps normal, comment, du matin au soir, il était absorbé par son apostolat, sans parler des nuits souvent passées en prière. Cela n'est rien en comparaison du surcroît d'ouvrage que le fait de la guerre allait lui imposer. Sur ce chapitre, ce sont ses paroissiens qu'il faut entendre, ou encore tous ceux qui ont séjourné à La Courneuve, prêtres ou blessés. Peu nombreuses, malheureusement, sont les bribes de conversations ayant trait à cette période particulièrement active de sa carrière sacerdotale que nous avons pu recueillir de sa bouche.



« J'avais en tout sept hôpitaux sous des tentes ou en baraquements. Il y avait huit cents prêtres à la fois, à un moment, pendant la guerre. C'était un dépôt d'infirmiers. On disait cinq messes à la fois dans mon église. Il s'en disait une soixantaine chez nous. Beaucoup allaient à Aubervilliers et à Saint-Denis. »

« Oui, j'ai confessé quelquefois douze heures par jour. Parfois à Troyes, et à La Courneuve, là surtout. Il y a des jours où je confessais je ne sais combien de soldats. Je leur disais, pour aller plus vite, de dire le Confiteor avant d'entrer au confessionnal. Ils étaient pressés. Quelquefois, ils se confessaient le sac au dos et tenant leur fusil dans le confessionnal.



« A Pâques, dans la guerre, je faisais ce que je pouvais, mais j'étais débordé, j'avais jusqu'à mille confessions pascales. Quelquefois, j'entrais au confessionnal aussitôt ma messe, sans avoir déjeuné, et je restais jusqu'à 2 heures, 3 heures de l'après-midi. Quelquefois, j'avais à confesser deux cents prêtres qui revenaient par fournées. J'étais épuisé de confesser assis ; alors, je confessais mes confrères debout, en me promenant avec chacun d'eux dans le jardin. La première année de guerre n'a pas été très dure, mais la deuxième, la troisième et la quatrième. »



« Pendant la guerre, il y avait un dépôt mortuaire pour les soldats. Je les y enlevais. Et il fallait que je les envoie à Aubervilliers, et les prêtres soldats conduisaient les corps jusqu'au cimetière d'Aubervilliers. Il y avait cinq ou six corps par jour. Des fois, on mettait deux voitures de cercueils. Les familles rarissimement y assistaient. Quelquefois j'avais des enterrements jusqu'à la nuit, jusqu'à 9 heures du soir quelquefois, en été. Il fallait faire la levée du corps à domicile. Quand c'était loin, je faisais deux, trois levées du corps d'un coup. Les corbillards ensuite m'attendaient devant l'église et je procédais aux enterrements selon l'ordre des classes adoptées. Il y avait deux cimetières : l'ancien, où je serai, et le grand, qu'on appelait – que les gens appelaient – le Cimetière des Chiens, parce que je n'y allais presque jamais : il était à 2 kilomètres. »



L'explosion de La Courneuve, qui eut lieu le 15 mars 1918, avait été annoncée au P. Lamy longtemps à l'avance. « Depuis plusieurs semaines, écrivait peu avant la catastrophe telle de ses paroissiennes à une amie de province, le sujet des instructions est toujours le même : pénitence ! pénitence ! pénitence ! On nous fait prévoir des heures terribles à traverser. Celles que nous vivons ne sont rien auprès de celles que nous allons voir. »



Laissons la parole au P. Lamy lui-même : « J'ai commencé à réciter les Litanies (de la Vierge, chaque jour après la messe) quand j'ai appris qu'il y aurait catastrophe à La Courneuve. De ce jour, je les ai récitées. C'est au début de la guerre : je peux me tromper de huit jours, quinze jours, ou un mois. C'étaient les saints Anges qui avaient parlé de la catastrophe, non pas la Très Sainte Vierge. Elle m'avait laissé entrevoir l'explosion et je L'avais conjurée de sauver les vies. Je Lui ai dit : « Sainte Mère de Dieu, sauvez les vies ! » Et Elle n'a pas répondu, mais j'ai considéré la chose comme accordée dès ce moment-là. Ces prières-là se récitaient depuis le début de la guerre, et jusqu'à l'explosion, avec un Souvenez-vous. Depuis, je les ai dites comme remerciement. »



« L'autre n'était pas content, parce qu'il pensait pêcher en eau trouble. Il m'a reproché cette récitation devant la Très Sainte Vierge. Il est pharisaïque. Elle a dit : « Il les dit après les prières prescrites par Léon XIII ». « C'est le commencement de son action de grâces ». C'était pas bien longtemps avant l'explosion. Je ne savais pas le jour de l'explosion. De La Courneuve il n'y a pas eu de tués, mais neuf cents blessés. »



« Je trouvais les carreaux de mon église très sales, et je voulais les nettoyer, mais j'ai entendu le saint archange Gabriel et mon ange, qui se parlaient entre eux et disaient : « C'est inutile ». Alors, je ne l'ai pas fait. Très souvent, quand ils veulent me donner de bonnes leçons, ils se parlent ensemble et me laissent entendre leur conversation. Peu d'heures après arrivait la catastrophe, et ces vitres volaient en éclats. Moi, qui restais toujours longtemps dans mon église, ce jour-là, j'ai été bien inspiré. Cette inspiration m'est venue certainement des anges. Je ne suis resté à prier ni une heure, ni une demi-heure, ni même dix minutes : je suis parti à Paris pour acheter des souvenirs à l'usage des premiers communiants. Peu après mon départ, tout sautait, la voûte se rompait et il tombait dans l'intérieur de l'église des tombereaux de tuiles. »

« Quand l'explosion a eu lieu, j'étais à Aubervilliers, à 100 mètres de l'église, dans le tramway. Je me suis précipité dans les usines. Je suis retourné à La Courneuve sans tram, au milieu des plâtras. J'ai été à l'usine Sohier d'abord ».

« Je n'ai pas, à proprement parler, une maladie de cœur. J'ai eu le cœur blessé à l'explosion. Je sentais une suffocation très grande. En donnant les absolutions, je ne savais plus ce que je faisais. A l'usine Chabert, on avait transporté neuf cents blessés. C'était plein de sang. Les médecins se relayaient, mais je ne pouvais pas me relayer tout seul ! On a fait des barrages. Les papas, les mamans me disaient : « Où sont nos enfants ? Nos enfants ? » Je ne savais pas où étaient les enfants. Ils étaient à l'école, quand le plafond est tombé ; ils s'étaient cachés sous les tables et s'étaient ensuite sauvés au Fort de l'Est. Je suis resté rue Edgar-Quinet, à l'usine Chabert, à l'usine... presque jusqu'au soir. On avait les lèvres tout imprégnées du goût de ce nuage amer. Ce n'est guère que deux heures après l'explosion que le nuage, sous lequel on était et sous lequel on pouvait respirer, est descendu. Mais, quand il a roulé à terre, on ne pouvait plus. Quelques jours après, la peau de la langue et des lèvres, celle même de la figure s'est décollée. Elle s'enlevait par plaques. S'il n'y avait pas eu d'autres explosions après, je crois que je n'aurais pas passé la journée, et je n'étais pas le seul. »



« Il me restait un œil de bon, l'autre ayant été perdu au régiment. Mon œil gauche a beaucoup baissé du fait des gaz toxiques répandus dans l'atmosphère.

Il s'est passé un prodige qui rappelle les miracles des saintes Hosties aux Billettes, à Saint-Étienne de Troyes et à Faverney. Le tabernacle, tout, a été arraché ; la Sainte Vierge (la Vierge en plâtre modelée par Edy) a eu un petit éclat à sa robe. Le tabernacle reposait sur deux briques posées de champ. C'est moi qui l'avais fait faire. Tenez : voilà comme c'était. La dalle du tabernacle, elle est partie. Les murs étaient là, mais le tabernacle reposait sur les murets, et le corporal ne touchait pas aux murs : il n'avait pas la largeur suffisante. Le saint ciboire est resté sur le corporal, et le corporal en l'air. Le chanoine de Rochetaillade (archiprêtre de Saint-Denis), après avoir constaté le miracle, a porté le saint ciboire au tabernacle majeur. C'est mon ciboire, mais je l'ai laissé à la paroisse, comme beaucoup de mes ornements, un petit ciboire en vermeil d'une quarantaine d'hosties, que m'avait donné l'usinière, Mme Garnier, à l'occasion d'une première communion. J'ai bien vu le corporal en place, resté en l'air. Mgr Amette a dit que Dieu avait fait cela pour ne pas contrister son prêtre. Le pavillon n'avait pas un grain de poussière, un pavillon avec une petite frange d'or et les quatre parties comme ça. C'est relaté dans son Bulletin, dans L'Oriflamme (de Saint-Denis) de cette époque. Le tabernacle avait été lancé au milieu de la chapelle de la Sainte-Vierge, les candélabres pareillement. Ça avait soulevé la table de l'autel. La pierre d'autel, tout était parti. »



« Je ne suis rentré chez moi que le soir. Il n'y avait plus ni portes, ni fenêtres, et de celle qui donne dans la rue, les gonds étaient partis ; elle était tombée, mais n'avait pas de mal. C'est moi qui l'ai rescellée. Toutes ces émotions !... »



Une douleur plus intime avait frappé le P. Lamy durant la guerre : la mort de son unique neveu, tué au front, perte très grande pour Rosine Vauthelin, cette sœur qu'il aimait tendrement. Très sensible aux peines d'autrui, le bon Père avait placé, quant à lui, presque toutes ses affections dans l'autre monde, monde tangible d'une façon presque constante, surtout depuis quelques années. A cet égard, septembre 1909 avait été pour lui une date climatérique. Il devait être extrêmement favorisé au point de vue surnaturel jusqu'à la fin de la guerre. Depuis lors et jusqu'à sa mort, les apparitions semblent s'être faites beaucoup plus rares, si l'on excepte celles des saints Anges, dont il bénéficiait depuis son enfance.

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/lamy/lamy/chap1.htm
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MessageSujet: Re: LE PERE LAMY DE LA CHAPELLE DES BOIS EN FRANCHE COMTE...   Mer 14 Mai - 14:18

le webmaster :

CE MATIN, UNE NOTE DE MON CORRESPONDANT DU FORUM :


Vous avez bien fait de relater l'histoire du Père Lamy.

Je connais bien l'histoire de ce breton auteur du site. Et il y a longtemps que je suis allée sur son blog qui contient de grandes richesses d'information. Je crois qu'il vendait des livres notamment mystiques, de par son métier. Malheureusement il est décédé, mais son "oeuvre" est toujours là grâce à ses amis. Je regardais hier soir à la TV "1914 : des armes et des mots, la Patrie" (moi qui ne la regarde presque jamais), l'histoire des guerres d'Europe, la terrible, celle de 14-18 dont les pauvres paysans et ouvriers ont servi de chair à canon pour l'élite financière et industrielle. Et le père Lamy racontant  comment il sauvait les âmes de ses pauvres soldats juste avant qu'il trépasse à la Courneuve.

"La guerre de 1914-18

P. Lamy avait annoncé longtemps à l’avance la guerre, demandant à ses fidèles de prier et de se convertir : les causes de la guerre, disait-il, sont le travail du dimanche, les blasphèmes et ce qu’il appelait la « prostitution dans le mariage ». La guerre venue, P. Lamy exerça un ministère tout particulier, confessant des centaines et des milliers de soldats de passage à la gare de la Courneuve, assistant les mourants, enterrant les morts, recevant dans son église les aumôniers de passage.

Le 15 mars 1918, un dépôt de munitions près de la Courneuve produisit une immense explosion. Le P. Lamy, prévenu par le ciel, avait prié pour que les vies soient épargnées : il n’y eut pas un mort. Un prodige se produisit dans l’église : le taberna­cle ayant été arraché, la dalle du tabernacle partie, « le ciboire est resté sur le corporal et le corporal en l’air » (P. BIVER, Apôtre et mystique, p. 156). Le cardinal Amette, qui tenait P. Lamy pour « un vrai saint », interpréta le fait comme le « signe que, malgré l’effondrement d’une partie de l’église, l’Hôte divin voulait continuer de rester au milieu de cette population pour la soutenir et la conso­ler ». (Semaine Religieuse de Paris,1918, p 326-7)."


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Ange Gabriel-Dan
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MessageSujet: Re: LE PERE LAMY DE LA CHAPELLE DES BOIS EN FRANCHE COMTE...   Jeu 15 Mai - 13:37

LE PERE LAMY FUT HEROIQUE DANS CETTE PERIODE... dans sa foi... MARIE MESMIN DE NOTRE DAME DE BORDEAUX... AUSSI !

ELLE ENTENDAIT LA TRES SAINTE VIERGE MAIS NE LA VOYAIT PAS. CE NE SERA QU’EN 1909 QU’ELLE AURA DES APPARITIONS.

CES REVELATIONS COMMENCEES EN 1902 COMPORTENT DES PREDICTIONS D’ORDRE GENERAL :


L’EGLISE SERA PERSECUTEE, LES RELIGIEUX, LES RELIGIEUSES SERONT CHASSES. ON SORTIRA LE CHRIST DES TRIBUNAUX ET DES ECOLES. LES ENNEMIS DE L’EGLISE VOUDRONT FAIRE DISPARAITRE TOUT CE QUI EST DE DIEU.
ILS VOUDRONT ABOLIR LA RELIGION. QUAND ON AURA CHASSE DIEU DES ECOLES CE SERA LE MOMENT DES MALHEURS. VOUS VERREZ CATASTROPHES SUR  CATASTROPHES. LES CHATIMENTS COMMENCERONT SOUS LE 3EME PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE APRES CELUI D’ALORS. LA GUERRE EN SERA LE PRELUDE A TITRE D’AVERTISSEMENT.
LA FRANCE AURA LA GUERRE AVEC L’ALLEMAGNE. APRES LE FLEAU DE LA GUERRE, LES HOMMES NE S’AMENDERONT PAS. ALORS SUIVRONT LES PESTES, LES MALADIES QUE LES MEDECINS NE CONNAITRONT PAS, PUIS DES REVOLUTIONS, DES GUERRES CIVILES, ET LA FAMINE. ON VERRA DES TREMBLEMENTS DE TERRE, DES MONTAGNES SE DEPLACERONT.

http://notreperenotremere.forumactif.org/t41-la-vierge-en-pleurs-de-bordeaux  et pages suivantes....



LA GRANDE GUERRE....   Sad  Sad  Sad 

AU GRAND REGRET DE SUPRIMER LA VIDEO PROPOSEE... PRIVEE...  drunken 

TENTONS CELLE-CI...



Dernière édition par Ange Gabriel-Dan le Jeu 15 Mai - 20:26, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: LE PERE LAMY DE LA CHAPELLE DES BOIS EN FRANCHE COMTE...   

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LE PERE LAMY DE LA CHAPELLE DES BOIS EN FRANCHE COMTE...
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